Le contenu textuel d’un site est un atout majeur pour le référencement de ce site. Et tant que les requêtes des internautes se feront par des mots, cela restera le cas. Pourtant le contenu peut être générateur de trafic de manière intrinsèque, sans outils de recherche. Simplement en travaillant ce ce contenu selon une optique de “linkbaiting”. En fait, le linkbaiting n’est ni plus ni moins que du bouche-à-oreille ou “principe viral”. Mais au lieu de s’appliquer sur des jeux ou gadgets, cette viralité se développe à partir du contenu. En rédigeant un texte unique, original, pertinent, polémique, sans connotation commerciale, vous séduisez les internautes ciblés, et ceux-ci chercheront à partager cette découverte en la relayant. Les outils de marketing social (blogs, réseaux, forums, …) s’imposent alors pour assurer à ces contenus une visibilité et un trafic naturel et légitime … sans aucun besoin de moteur de recherche. Cela montre que les moteurs de recherche sont loin d’avoir le monopole pour fournir la visibilité et le trafic d’un site ! Avant de rédiger un contenu, il est donc fondamental de déterminer quelle sera son orientation (commercial, référencement, viralité).
En ergonomie web, on parle beaucoup de repérage visuel : celui-ci peut prendre par exemple la forme de codes couleur aidant l’internaute dans sa navigation. Toutefois, il me semble que ce repérage perd 50% de son impact s’il n’est pas soutenu par une rigueur éditoriale. Ce que certains appellent l’ “ergonomie éditoriale”.
Un cas tout simple : un portail d’infos propose un premier niveau de contenu en accès libre. Ensuite l’internaute peut soit s’inscrire gratuitement (accès à des services standard) ou adhérer (paiement pour accéder à la totalité des ressources). Pour inciter l’internaute à s’inscrire à l’un des 2 niveaux de services, on retrouvera des boutons ou des liens “S’inscrire” ou “Adhérer” en de nombreux endroits du site. Si on veut que l’internaute saisisse bien la distinction entre les 2 niveaux (inscription gratuite et adhésion payante), il faudra utiliser systématiquement les mêmes termes, tant au niveau des liens, que du rédactionnel (argumentaire, infos, navigation, etc). Dans tous les contenus rédactionnels, le champ lexical utilisé devra également découler de ces 2 termes : par exemple, les inscrits, votre fiche d’inscription, s’inscrire, ou les adhérents, adhérer, votre fiche d’adhésion … Cela relève presque du “conditionnement” de l’internaute, tant la distinction doit paraître naturelle et évidente pour lui, quelle que soit la page visitée. A aucun moment il ne doit avoir le moindre doute à ce sujet. En fait cette rigueur éditoriale peut sembler exagérée, pourtant elle contribue (certes modestement !) à clarifier l’offre de services, à rassurer l’internaute sur cette offre et au final, aide aussi à le convaincre de la pertinence de ces services !
La difficulté, c’est que lorsque cette ergonomie éditoriale est bien conçue, on ne perçoit pas son apport puisque tout semble clair et intuitif … Par contre un site présentant des faiblesses à ce niveau, sera immédiatement ressenti comme “bancal”, suscitant chez l’internaute des doutes et des insatisfactions dans la navigation et l’accès à l’info / produit / service.
>> D’autres infos sur l’ergonomie éditoriale
Concernant l’écriture web, il me semble qu’elle reste trop souvent perçue comme du remplissage de pages … Du texte pour habiller le seul espace laissé vierge sur la page, après le graphisme, les images, les tableaux et autres schémas. Certes, les entreprises sont de plus en plus conscientes du rôle des mots dans le référencement d’un site. Et donc s’attachent à soigner les contenus rédactionnels.
Pourtant il me semble que les mots étant porteurs de sens, ils devraient être pensés et intégrés dans la conception même du site. Autrement dit, un site contient de l’information (pour les internautes et les outils de recherche), mais cette information ne prendra tout son sens que si elle est “mise en scène”, architecturée et structurée par rapport à l’ensemble du site. Les trucs et astuces professés pour la mise en forme des textes sont importants, mais ils répondent à des objectifs d’utilisabilité, de confort de lecture ou de référencement. Ce qui me semble prioritaire, c’est de donner un sens global aux mots choisis, aux textes rédigés, à la conception des pages. Pour cela, c’est en amont qu’il faut travailler et réfléchir sur la conception, l’objectif du site, sa cible, etc.
Mais qu’est-ce que cela apportera de plus me direz-vous ? … disons un “petit supplément d’âme” à votre site, une cohérence dans ses idées clés, dans la manière de les communiquer, et au final un impact plus grand sur la cible. Mais on ne peut pas encore tracker ni mesurer cette efficacité-là !!